Comme je
suis un "jardinalus ignorantus" je ne vous
ennuierai pas avec des
techniques infuses, et des variétés extraordinaires, que je n'ai pas
testé, mais tout simplement de ma jeune expérience dans
le jardinage et les soins apportés à mes rosiers.
Voici encore une
plante que nous pouvons installer dans chaque coin du jardin,
vous aurez le choix entre les miniatures, de taille inférieure à
quarante centimètres avec de minuscules fleurs à privilégier pour les
bordures, les potées et les jardinières, il existe peu de
variétés.
Tout de suite
après les Polyanthas nains qui font moins d'un mètre et qui font
de ravissants buissons compacts à la floraison continue, là
aussi très peu de variétés.
Ensuite les
rosiers buissons, à grandes fleurs (entre soixante centimètres et un mètre
de haut) ils sont très bien pour faire des bouquets, mais pour
obtenir un effet de masse il est conseillé de les grouper par
trois, et ceux à fleurs moyennes ou petites à fleurs groupées,
pour égayer vos massifs.
Viennent maintenant les rosiers arbustes, vigoureux et à la
forte végétation, leur hauteur dépasse facilement les deux
mètres et peuvent être placés en arrière-plan de massifs, le
long des clôtures, des murs ou des pergolas. Dans cette
catégorie nous trouvons beaucoup de rosiers anciens. J'en
possède quelques un, malheureusement issus de boutures et sans
noms bien définis.
Maintenant les
grimpants, la variété que j'ai le plus, car mon jardin en
bordure de forêt, comporte de nombreux arbres
(chênes verts et chênes-liège) et j'aime couvrir leurs troncs de
ces rosiers qui modifient le paysage au cours des saisons. Nous
sommes (au moment ou j'écris ce texte) le 10 janvier 2005 et mon
rosier "Mermaid" est encore en fleur, de belles fleurs à
larges pétales d'un jaune souffre et à grosses étamines. Il
illumine le bas de mon jardin et me fait croire que l'hiver est
passé.
Dans
les grimpants n'oublions pas les rosiers lianes qui eux montent
à plus de dix mètres, les miens, "Albertine" belle couleur rose
cuivré et très parfumé, "Albéric Barbier" grosses fleurs blanc
crème parfum léger, "Paul's Himalayan Musk" le plus haut qui va
m'obliger à changer d'échelle, car je suis arrivé au maximum,
pour l'aider à se maintenir sur le tronc qui lui sert de
support.
Il nous reste les
rosiers tiges, les miniatures ou les pleureurs
greffés sur une tige bien souvent d'un mètre de hauteur pour les
deux premiers et un mètre à un mètre cinquante pour les rosiers
pleureurs.
Et pour finir les
rosiers rampants qui font entre trente et cinquante centimètres
de haut et autant de large, là aussi quelques variétés
seulement.
Nous avons fait le
tour des différentes variétés de rosiers, alors lequel allez
vous choisir? le rampant, le buisson, sur tiges ou en arbustes,
rosiers anciens ou modernes et même sauvages, mon conseil, les
choisir en fonction de votre région. Ma fille qui réside en
Normandie en possède de superbes (chez moi ils sont chétifs et
souvent malades) ils sont en fleurs les longs mois
d'été, les nôtres fleurissent au printemps et en automne et sont
en dormance tout l'été, on ne peut pas tout avoir n'est-ce pas?
Pour la plantation je prévois les
emplacements longtemps à l'avance, car chez moi la terre est
dure et avec de nombreuses pierres. Je patiente
donc jusqu'aux premières grosses pluies et muni d'une barre
à mine et d'une bonne bêche je prépare plusieurs trous d'environ cinquante
centimètres en tous sens et je les laisse comme cela
jusqu'à la plantation. Quand je reçois mes rosiers je
mélange la terre extraite du trou avec moitié sable et
moitié de mon vieux compost fait
avec des feuilles de chênes, du fumier de cheval et des
épluchures, j'y ajoute une bonne poignée de
corne broyée et une de sang desséché. Je mélange bien le tout
et je réalise un dôme en fonction de la forme des
racines, ceci pour éviter de les plier ou de les casser et
d'y laisser des trous d'air. Ensuite je tasse correctement,
je creuse une large cuvette et j'arrose copieusement
plusieurs fois.
Passons
à la taille, alors là j'ai eu beaucoup de difficultés à
comprendre comment mais surtout quand effectuer la taille de
mes rosiers. Maintenant j'ai pris pour habitude de tailler
mes rosiers à la fin février, juste avant que reprenne
la végétation. Et le reste de l'année je taille les
fleurs fanées et les branches mortes ou disgracieuses. Une
amie m'a conseillé de couper les fleurs fanées deux
feuilles en dessous et depuis j'ai eu de bons résultats pour
une seconde floraison.
Par contre une
chose importante que je fais à l'automne, même si je ne
taille pas vraiment, je prélève sur pratiquement tous mes
rosiers (excepté les variétés protégées) deux ou trois tiges
que je bouture dans un mélange de sable et de terreau, je
laisse les pots dehors un peu à l'abri du vent et je laisse
passer l'hiver, au printemps mes boutures sont prêtes à
offrir ou à échanger. Je ne me sert plus d'hormone de
bouturage et la réussite est au rendez-vous.
Alors là c'est
certainement les plantes de mon jardin qui ont le plus de
maladies, je vous cite les plus courantes.
La
maladie des taches noires ou "MARSSONINA Rosae"
qui comme son nom l'indique est parsemé sur les feuilles de
nombreuses taches noires en plus de l'esthétique qui en
prend un coup, les feuilles se dessèchent et tombent à terre.
Il est fortement recommandé de les ramasser au fur et à
mesure pour éviter la propagation de la maladie.
Les
pucerons qui colonisent les branches et provoquent la
déformation et l'enroulement des feuilles. Bien souvent nous
trouvons dans les parages une colonie de fourmis et c'est
elles qui élèvent les pucerons pour récolter le miellat, ce
liquide poisseux qui ensuite va favoriser l'apparition d'un
champignon "la fumagine".
L'Oïdium
qui recouvre le rosier d'un duvet blanc, et comme pour les taches
noires, les feuilles se dessèchent et tombent.
La Rouille
de temps en temps apparaît, mais je ne me plains pas
trop, car comme les cochenilles que je trouve
plus souvent sur mes lauriers rose, semblent depuis
quelques temps me laisser tranquille.